lundi 15 janvier 2018

Voyages et Aventures du Capitaine Hatteras

Le roman de Jules Verne "Voyages et Aventures du capitaine Hatteras" se décompose en 2 volumes

I – Les Anglais au pôle Nord
II – Le Désert de glace

Je viens d'achever la lecture des 2 volumes des « Voyages et Aventures du capitaine Hatteras » d'un de mes auteurs préférés Jules Verne.

En plus, je dois vous le dire, la lecture de ces Aventures m'a permit de déterminer le choix pour ma prochaine maquette à réaliser : ça sera le Pourquoi Pas ?, navire d'exploration polaire de Jean-Baptiste Charcot, dont le 5ème du nom (à vérifier), le plus célèbre, a terminé sa vie, avec celle de l'explorateur, lors d'un dramatique naufrage. Mais bon, ça, c'est une autre histoire pour quand je démarrerai ce navire.

Comme je l'ai dit sur un post précédent je crois, j'ai entrepris la lecture des œuvres complètes de Jules Verne que je me suis procuré sur ma liseuse pour une paire d'euros. Mais à savoir que je possède une cinquantaine de ces livres, publiés il y a une quinzaine d'année, au rythme de un par semaine, avec pour chacun un fascicule d'accompagnement.

Pourquoi cette démarche ? Et bien, quand je lis les Aventures Extraordinaires, je retombe en enfance, ça fait rêver, on n'a pas envie que ça se termine. Il n'y a qu'à voir, il est connu dans le monde entier et ses romans ont fait l'objet d'adaptations cinématographiques très importante (Voyage au centre de la Terre, Vingt Mille lieux sous les mers etc.).

Bon, vous aurez compris, … j'adore.

Le défi pour moi ici va être de ne pas vous raconter le roman mais de partager le bonheur que j'ai à ce genre de lectures. Je vais y insérer un maximum d'illustrations de l'époque des premières publications que je trouve superbes. Elles rajoutent au rêve.

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Richard Shandon, marin renommé, reçoit, de la part d'un mystérieux K.Z., l'ordre de construire un brick, baptisé le Forward (En Avant) et de recruter un équipage de marins endurcis et célibataire, pour un long périple.

Le recrutement


« Le Forward était un brick de cent soixante-dix tonneaux, muni d'une hélice et d'une machine à vapeur de la force de cent vingt chevaux. »

Le Forward au début de l'aventure


Parmi l'équipage, le mystérieux Capitaine recrute le Dr Clawbonny, homme à l'érudition sans fin. Shandon le décrit comme « un homme de petite taille, assez gros, à figure fine et réjouie, au regard aimable... ». C'est lui qui tout au long de l'éprouvante aventure, s'évertuera à ce que l'optimisme soit toujours conservé envers et contre tout.

Autre membre de l'équipage important, le Dog-Captain. De ce chien au comportement inhabituel, certains l'affirment être le Capitaine du Forward. Même le lecteur peut s'y laisser prendre un instant.

Et le fameux et mystérieux Capitaine John Hatteras. Mystérieux puisque il n'est pas présent à bord du Forward à son départ de Liverpool. Il n’apparaît que plus tard (je ne vous dis pas comment … suspens!). Cet homme au fort caractère (ce qui dans son cas est synonyme de « très mauvais caractère » colère ) n'a qu'une obsession, celle que ce soit un Anglais qui atteigne le pôle Nord géographique le premier. Malheur si cela devait être un Américain ou un Français …

Capitaine Hatteras et Dog-captain

Je ne vais pas aller plus loin que de vous montrer des illustrations montrant les péripéties vécues par notre équipage. Si vous lisez ce roman, vous y rencontrerez humour, suspens, trahisons, découragements etc. Tout ce qu'il faut pour une aventure palpitante, mais qu'il ne faut pas dévoiler avant  moque 

Et puis, au fil des dialogues, le Dr Clawbonny nous apprend beaucoup de choses sur les expéditions précédentes, heureuses ou malheureuses, dramatiques pour certaines. Et bien sûr, pour faire face aux conditions de froid extrême, nous en apprenons sur les connaissances scientifiques et médicales de l'époque qui était tout de même assez avancées.

Place aux illustrations pour, je l'espère, vous donner envie de partir à l'aventure avec le Forward.

Un moment comique lorsque l'embonpoint du Dr Clawbonny
lui donne quelques difficultés pour passer l'étroite entrée
d'un igloo

Instants de frayeurs

Instants dramatiques

Comme c'est souvent le cas, nos héros sont
bien secoués par leurs péripéties

Sauvés in-extremis

Ballottés par les glaces


Et pour finir, la carte de cette course folle vers le pôle Nord (il faut la charger plein écran et zoomer pour bien voir les trajets).


samedi 4 novembre 2017

L'épopée des grands voiliers

Je viens de terminer le livre "L'épopée des grands voiliers" de la Petite Bibliothèque Thalassa, aux éditions Nathan. C'est un livre que je me suis procuré pour 2 ou 3 € lors d'une bourse aux livres qui se tiens régulièrement dans ma ville de Sète.

J'ai acheté ce livre car depuis disons 2 ans environ, je me passionne pour le modélisme naval, en particulier celui des vieux gréements. J'ai démarré par la construction de la Santa Maria du fabricant AMATI.

Vous pouvez suivre ma progression sur ce montage sur deux forums :

L'île du Modéliste

La Royale

Ce livre de 95 pages au format 14x22 est un condensé intéressant et complet de l'histoire de la voile à partir disons du XVe s.

On y voit depuis le XVe, les évolutions des techniques et des besoins avec l'explication des apports des différentes régions du monde les unes sur les autres. Tout ce qui permet de démarrer les Grandes Découvertes.

A partir de là, les grandes puissances voient bien que maîtriser les mers est synonyme de puissance, de part la maîtrise du commerce qu'elle permet. Et comme la protection des navires de commerce et de plus en plus cruciale, les navires de marchandise ont besoins de navires de combats pour assurer leur protection.

De là, à partir du XVIIe s., la notion de flotte de combat prend tout son sens et permet le développement de toute une technologie.

Bien entendu, la matière première stratégique pour maintenir une flotte digne de ce nom est le bois. D'où l'importance géostratégique du contrôle de cette matière première.

Et puis on continue jusqu'au XXe s. avec à partir du XIXe s. le développement des grands voiliers avec des moteurs à vapeur.

La richesse des illustrations est également très intéressante, même si le petit format du livre n'en permet pas une analyse détaillée. Mais bon, ces illustrations peuvent être retrouvées en format plus important sur le web avec un minimum de recherches.

En bref, ce livre donne envie d'aller plus loin.

Voilà donc un livre que j'ai lu avec grand intérêt et que je recommanderais à tout ceux qui sont intéressés par l'histoire de la voile, et même par l'histoire tout court.


dimanche 10 septembre 2017

Acté, Alexandre Dumas


Je me suis lancé dans la lecture de l'intégrale d'Alexandre Dumas sur ma liseuse préférée. Les titres semblent y être présentés dans l'ordre chronologique des époques auxquelles ils se déroulent.
Le premier a pour titre ACTÉ.

Acté est une jeune Corinthienne coulant une vie paisible quand un personnage beau et mystérieux fait son apparition. Il se nomme Lucius et arrive par la mer.
Il arrive comme par hasard juste avant les jeux auxquels il s'inscrit aux 3 épreuves, comptant bien les gagner. Les 3 épreuves sont la course de char, le chant et la lutte.
Je vous le donne en mille, il remporte les 3 et choisi de repartir avec Acté, tombée amoureuse, qui doit donc laisser son père derrière elle.
Elle arrive à Rome et découvre stupéfaite que son prince charmant n'est autre que le terrible Néron.
Elle apprend donc à le connaître, en particulier au travers d'Agrippine, la mère de Néron qui lui apprend tous les crime horribles qu'il a commis. Parricide, fratricide, …
Je n'en dit pas plus sinon qu'Acté est amenée à faire naufrage avec Agrippine, naufrage qui n'est pas le fruit du hasard ! Elle va également, lorsqu'elle est en recherche de refuge, rencontrer l'apôtre Paul, se retrouver attacher dans les Arènes en tant que martyre Chrétienne, afin d'y être dévorée par des bêtes sauvages etc.
L'histoire se termine comme il se doit par la mort « courageuse » de Néron.


Ce roman n'est pas transcendant mais je l'ai tout de même lu assez rapidement, ce qui est signe qu'il m'a bien plu.
Ce qui m'a intéressé le plus sont les passages traitant de Néron, ce personnage fou, maître du monde, capricieux capable d'empoisonner jusqu'à son propre frère et de faire souffrir arbitrairement n'importe qui selon ses humeurs. Mais dont la lâcheté le pousse à refuser de mourir à la manière dont il obligeait les autres à le faire.


mercredi 16 août 2017

De la Terre à la Lune


Résultat de recherche d'images pour "De la Terre à la Lune couverture"Il décrit également, à partir des données disponibles à l'époque, tout en extrapolant, les données techniques nécessaires à déterminer les dimensions du canon, le matériau du canon et de l'obus, le système de détonation le plus adapté etc. Bien entendu, il n'a pas vérifié si ces extrapolations sont réalistes ou pas ... Mais cela est une constante en science fiction, autrement ... pas de science fiction.

Dans mon entreprise de lecture (ou relecture) des Voyages Extraordinaires de Jules Verne, je viens d'achever sur ma liseuse préférée "De la Terre à la Lune". Roman paru en 1865.



Juste après la Guerre de Sécession (1861 à 1865) qui se déroula aux Etats Unis, le Gun Club, regroupant des personnes s'intéressant à l'artillerie vivait des instants de dépression par manque de perspective de guerre. En effet, sans guerre pas de raison d'exister puisque leur activité principale était d’œuvrer à toute amélioration des armes de guerre, en particulier des canons. Les membres de ce club composé d'anciens héros à qui il manquait qui un bras, qui une jambe, qui le nez ... à la majorité, ne pouvait se laisser aller à l'oisiveté.


Son Président, Impey Barbicane, décide alors de se mettre au défi d'envoyer un obus habité vers la Lune.

Je ne vais pas dévoiler plus loin l'histoire.

Ce qui me plait dans les Voyages Extraordinaires de de Jules Verne est sa façon de vulgariser les sciences et techniques.

A cette fin, il fait donc endosser à ce cher Barbicane les habits d'un chef de projets ayant affaire à différentes technologie, à l'astronomie, la chimie, la physique, les finances etc. Chaque matière est sujette à vulgarisation et extrapolations dont les descriptions me plaisent à bien des égrds.

Il commence par faire débattre le Gun Club sur les questions fondamentales suivantes (chapitre 4) :

Est-il possible d’envoyer un projectile dans la Lune ?
  1. Quelle est la distance exacte qui sépare la Terre de son satellite ?
  2. Quelle sera la durée du trajet du projectile auquel aura été imprimée une vitesse initiale suffisante, et, par conséquent, à quel moment devra-t-on le lancer pour qu’il rencontre la Lune en un point déterminé ?
  3. À quel moment précis la Lune se présentera-t-elle dans la position la plus favorable pour être atteinte par le projectile ?
  4. Quel point du ciel devra-t-on viser avec le canon destiné à lancer le projectile ?
  5. Quelle place la Lune occupera-t-elle dans le ciel au moment où partira le projectile ? »
Cette entreprise à un coût. Barbicane se souciant donc de son financement, prend alors ses habits d'homme d'affaires et lance un appel de fond international. Un chapitre entier est consacré aux détails de la participation à cette levée de fond de chaque pays participant.


Pour répondre aux challenges relevant de l'astronomie, il implique le monde scientifique. Par exemple pour le le choix de la localisation du pas de tir, devant profiter au maximum de la vitesse initiale maximale données par la rotation de la Terre. Il met en valeur certains astronomes éminents afin de connaitre le moment exact à la seconde près auquel il faudra effectuer le lancement. Pareil instant propice ne devant se reproduire que plusieurs années plus tard. Et le non moins célèbre observatoire de Cambridge est mis à contribution pour l'observation de l'obus lors de son périple fou à venir.

Il met en avant les connaissances en chimie permettant d'éliminer le CO2 et de produire de l'O2 afin de permettre aux occupants de l'espace restreint de l'obus de survivre quelques semaines.

Et puis à noter les effets de la détonation lorsque l'obus est lancé, qui semblent quelque peu caricaturaux mais vont très bien au ton de l'histoire (je ne vais pas plus dans le détail, ne voulant pas spoiler les éventuels futurs lecteurs de ce roman).

Tout comme je l'avais remarqué dans mon post après la lecture de "Cinq semaines en ballon", les exagérations ou invraisemblances n'enlèvent rien aux plaisirs de la lecture, bien au contraire ...

Bref, vous l'aurez compris, j'ai aimé me replongé dans ce roman de science fiction que j'avais déjà lu il y a ... presque 40 ans (aïe!!). Et comme la science fiction est une littérature que j'adore depuis toujours, et que Jules Verne en est un des illustres précurseurs, ne comptez pas sur moi pour écrire que je n'ai pas aimé. Et puis hein, pas sympa de passer quelques jours à l'intérieur d'un obus bien aménagé ?

Si vous voulez en savoir plus :


samedi 6 mai 2017

A Song of Ice and Fire

Ça y est, j'ai terminé la lecture complète de A Song of Ice and Fire (ASOIAF) en Anglais que j'avais il y a environ 3 ans téléchargé sur ma liseuse. Le coût avait été d'environ 35€, pas mal quand même !

A vrai dire j'avais déjà démarré la lecture en Français vers 1998, juste après la parution du Tome 1 "Le Trône de Fer" chez Pygmallion, et déroulé jusqu'au tome 12 de la version française "Un festin pour les corbeaux".

A ce sujet, attention, le découpage des livres est différent en édition française par rapport à l'originale.


 
TomeDécoupage version française
A Game of Thrones (AGoT)Le trône de fer
Le donjon rouge
A Clash of Kings (ACoK)La bataille des rois
L'ombre maléfique
L'invincible forteresse
A Storm of Swords (ASoS)Les brigands (L'intrigue à Port Réal)
L'épée de feu
les noces pourpres
La loi du régicide
A Feast of Crows (AFoC)Le chaos
Les sables de Dorne
Un festin pour les corbeaux
A Dance With Dragons (ADwD)Le bûcher d'un roi
Les dragons de Meereen
Une danse avec les dragons

Note : on peut retrouver les publications de manière plus détaillé dans l'article de Wikipédia consacré au Trône de Fer

Cela m'a pris pas mal de temps de relire tout ça en Anglais, car même si mon Anglais et correct, ce genre de roman est très riche en vocabulaire. Cela en ralenti la lecture mais cela n'en est pas moins intéressant.



Je ne vais pas ici faire un panorama de l'histoire car on en trouve d'excellents sur d'autres sites. Je veux signaler cependant que le roman et le série télévisée comportent des différences importantes, même si le fil rouge du roman reste conservé dans la série. La lecture du Roman reste donc très intéressante même si on a visionné la série.

Je dois avouer à ce sujet que connaissant le roman depuis 1998 et connaissant l'auteur depuis les années 80 (Chansons pour Lya, Des astres et des ombres, Armageddon Rag...), l'annonce de la création de la série TV avait été pour moi une immense et heureuse surprise. Et je dois l'avouer, plus que l'annonce de la création des films "Le Seigneur des anneaux". GRR Martin est un auteur que j'apprécie depuis que j'ai lu ses premiers recueils de nouvelles. Je trouve ces écrits très puissants. La lecture de ses nouvelles SF ne laisse pas indifférent. Lorsque j'ai abordé le premier tome du Trône de fer, il y a presque 20 ans maintenant, j'en trouvai la lecture difficile au départ puis, je me suis pris au jeu des personnages. On se mets à aimer un puis deux puis trois puis ... personnages. Et on en devient impatient d'atteindre les chapitres leur correspondant. Je trouve en effet très intéressant et très judicieux la technique de consacrer chaque chapitre au point de vue d'un personnage.

J'aime le fait que les personnages de ce roman, à quelques exceptions près,  n'aient pas une psychologie manichéenne. Malgré ses absences de scrupules, on aime Jaime à certains moments. Je me suis même surpris à avoir de l'empathie pour Cersei, imaginez-vous donc. Mais pour certains, tel le psychopathe Ramsay Bolton, et le petit merdeux Joffrey on a du mal ...

Je ne vous cache pas que mes personnages préférés à la lecture du Roman sont, en commençant par le plus important pour moi : Arya, Tyrion, Davos, Sam, Bran ...

Pour finir, je souhaite vous faire part de ma joie que la série TV ait bien marché et fait connaitre le roman. Même si malheureusement, beaucoup de ceux qui suivent la série TV ne sont pas prêt à le lire le roman.

Vous imaginez que si la série TV GoT n'avait pas existé cette fabuleuse histoire ne serait connu que des amateurs de SF / Fantasy ? Pauvre France qui considère la SF / Fantasy / Fantastique ... comme de la sous littérature. C'est une erreur historique que font là nos "intellectuels". Encore un sujet sur lequel les Anglo Saxons nous devancent ...

Bonne lecture.


mercredi 10 juin 2015

Cinq semaines en ballons

Dans ma tentative de lire les œuvres de Jules Verne, la deuxième est "Cinq semaines en ballons".

Le Dr Samuel Fergusson, savant émérite de la Société royale géographique de Londres, lance une tentative de survol de l'Afrique d'est en ouest depuis Zanzibar, ceci afin de compléter la cartographie de cette partie de l'Afrique. Il entraîne dans son aventure son fidèle serviteur Joe et son ami écossais, le chasseur Richard "Dick" Kennedy.

Il a pour cela fait construire une montgolfière à l'hydrogène avec deux innovations de son cru. La première est un système permettant de faire varier la température (donc la densité) de l'hydrogène, permettant de maîtriser l'altitude du ballon. Ce système, consommateur d'eau va leur réserver des déconvenues, des évènements les ayant forcés à se séparer de l'eau pour délester la montgolfière. La deuxième est une conception double enveloppe de la montgolfière, par sécurité, afin de ne pas subir de crevaison suite à des rencontres inopinées avec des volatiles. Ce type de conception se retrouve dans l'industrie : pétroliers, réservoirs de produits dangereux etc.

Bien entendu cette aventure d'une intrépidité hors du commun s'annonce pleine de dangers mais n'est pas traitée sans humour.

On perçoit déjà, avec la série de rebondissements desquel nos héros se sortent à chaque fois in-extrémis, les ingrédients qui font le succès des bons films d'aventures (Indiana Jones ...).

Même si nos héros s'en sortent par des actes improbables, cela ne nous perturbe pas, nous sommes pris dans l'aventure tel des enfants.

Je ne peux résister à présenter la carte de ce voyage extraordinaire que l'on peut trouver sur les site suivant : http://verne.garmtdevries.nl/fr/cartes/originales.html et http://philolarge.hypotheses.org/1451


 Et bien entendu quelques illustrations.
Joe sauvé des guerriers !



Tracté par un éléphant !


Poursuivis !




Thalès de Milet



Thalès de Milet : v.624 (Milet) – v.546 (Milet)



Considéré comme le premier philosophe, il fut également homme d’état, mathématicien, astronome, ingénieur, commerçant et voyageur. 

Ses diverses activités l’auraient amené à voyager en Égypte et en Mésopotamie, d’où il aurait ramené des connaissances mathématiques. Il aurait ainsi ramené d’Égypte les bases de la géométrie et est considéré comme étant le fondateur de la géométrie grecque.

Il est le fondateur de l’école ionienne, v.640 et fut l’un des 7 sages de le Grèce (Diogène Laërce, écrivain grec du IIIe s.).

Attention, il faut savoir que tout ce qui se raconte sur lui doit être pris avec précaution, car d'une part les écrits à son sujet ne datent pas de son vivant, d'autre part il n'a lui-même laissé aucun écrit. 


Côté philosophie, pour Thalès, l’élément premier est l’eau. Dans sa théorie, elle est la substance primordiale de l’Univers. Tous les éléments sont issus de l’eau. Les corps solide sont le résultat de sa condensation, l’air de son évaporation.


Côté mathématiques, quelques théorèmes lui sont attribué, sans réellement savoir quelle est la mesure de sa contribution :

Le diamètre d’un cercle le partage en 2 parties égales
Les angles de la base d’un triangle isocèle sont égaux
Le côté d’un triangle et les deux angles qui y sont issus suffisent à définir ce triangle
Les angles opposés de deux droites sécantes sont égaux
Un triangle inscrit dans un cercle, dont un côté est un diamètre, a son angle opposé à ce diamètre droit.


Mais venons en aux anecdotes à son sujet, je les trouve intéressantes et qualques fois non dénuées d'humour.

Aristote dit de lui que ses connaissances météorologiques lui ont permis de s’enrichir, en prévoyant une abondante récolte d’olives, ce qui lui permit de louer par avance et à bas prix les silos et pressoirs de Milet et de Chio. Serait-il l’ancêtre de la spéculation ?

Platon dans Théétète, raconte comment Thalès était tombé dans un puits alors qu’il contemplait la voute céleste. Alors, sa servante ayant vu la scène se moqua de lui en ces termes : "comment pouvez-vous prétendre savoir ce qui se passe dans le ciel alors que vous ne voyez pas ce qu'il y a à vos pieds ?"

Hiéronyme de Rhodes, philosophe péripatéticien contemporain de Platon, raconte, 400 ans après, que lors d’un voyage en Egypte, Thalès admirait les pyramides lorsque Khéops, le Pharaons le défia en lui demandant d’en déterminer la hauteur. La légende prête les parole suivantes à Thalès : « le rapport que j’entretiens avec mon ombre est le même que celui de la pyramide avec la sienne ». 

J'ai failli oublier celle du mulet chargé de sel. Un jour qu'il menait une caravane, un mulet chargé de sel tomba à l'eau. Une bonne partie du sel ayant été dissoute, le mulet, regagnant la terre ferme, se senti plus léger. Donc, au guet suivant, il se jeta à l'eau pour alléger alors la charge. Pour résoudre cette fâcheuse habitude, on dit que Thalès l'aurait fait chargé d'éponge au voyage suivant.

Et d'autres encore ...

Une légende est née ...

Références

Sur les traces de l'Homo mathematicus, de Bernard Duvillé, Ellipses poche
Histoire des sciences, sous la direction de Philippe de la Cotardière, Texto
Les géomètres de la Grèce antique, Les Génie de la Science N°21